AVANT-PREMIERE Nos batailles
#information
Durée : 01h38 Version : VF Nationalité : France, Belgique Année : 2018 Date de sortie : Réalisé par : Guillaume Senez Avec : Romain Duris, Laetitia Dosch, Laure Calamy, Lucie Debay, Basile Grunberger
#Évènements

La pépite de votre été en avant-première à Urrugne.
Réservations possibles par téléphone ou mail.


Synopsis :

AVANT-PREMIERE

Vendredi 24 août à 20h30
Apéro dès 19h
30

Elle est partie. Comme ça, sans prévenir. Elle n’est pas allée chercher les enfants à l’école, elle a pris ses affaires, et n’a rien laissé, pas un mot, pas une lettre, juste du vide et des questions. Olivier, son mari, n’a rien vu venir, débordé par son boulot de contremaître, plus préoccupé par le mal-être de son équipe et les pressions de ses supérieurs que par le spleen de sa femme.
Ce beau film sensible et vibrant, sélectionné à la Semaine de la critique, s’ouvre d’ailleurs sur le cas de l’un des collègues d’Olivier, jugé trop vieux, trop faible, plus assez performant. L’entreprise n’aura même pas le temps de le licencier. Ce drame inaugural, comme une blessure ouverte d’emblée, avant même de faire véritablement la connaissance des personnages qui le peuplent si bien, donne le ton du film : un équilibre fragile, mais dignement tenu, entre les grandes douleurs et la grisaille quotidienne, entre la chaleur des liens affectifs et les froides rigueurs des vies ordinaires, tout un maillage de contraires et de contraintes, d’injustices, de colères, de tendresses et d’usure. Ce suicide, autour duquel tous se rassemblent, tentent de se soutenir, a-t-il joué son rôle dans le départ de la femme d’Olivier ? Partir, pour ne pas mourir là, dévorée par le murmure insistant de la dépression, était peut-être le seul choix possible. Guillaume Senez laisse l’explication en suspense, et se contente de quelques scènes douces ou dures avec elle, au tout début du récit : l’optimisme naïf d’un conte, au chevet de ses deux enfants – touchants et justes, comme on en voit peu au cinéma – mais aussi une crise de larmes, dans l’intimité de la salle de bains, ou encore un évanouissement brutal, dans la boutique où elle travaille.
Quelques indices, et puis s’en va, en nous laissant seuls avec Olivier et sa progéniture, dont il ne sait trop quoi faire, au début, comme une version un peu prolo du Dustin Hoffman de Kramer contre Kramer. Olivier, c’est Romain Duris, dans l’un de ses plus beaux rôles à ce jour. Il habite avec ferveur ce héros faillible, pivot essentiel, profondément attachant, au croisement de l’intime et du social.

Rares sont les films qui mêlent si bien les mondes, le dedans et le dehors, la chronique d’une famille ébranlée, mais aussi les solidarités et les violences de la vie au sein d’une entreprise.
Tout sonne juste : l’affection électrique entre Olivier et sa sœur comédienne (Laetitia Dosch, lumineuse), la détresse rêveuse des bambins, autant que les violences sournoises du management moderne. Toutes les « batailles » de la vie.
Le fim s’écoule et s’envole dans un final somptueux dont on ne vous dira rien, mais qui pourrait à juste titre vous faire en redemander.

D’après Télérama

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