Ciné-dîner : Woman at war

Woman at war, un énorme coup de cœur !

#information
Durée : 01h41 Version : VOST Nationalité : Islande, France, Ukraine Année : 2018 Date de sortie : Réalisé par : Benedikt Erlingsson Avec : Halldora Geirhardsdottir, Davíd Thór Jónsson, Magnús Trygvason Eliassen, Ómar Guðjónsson, Jóhann Sigurðarson
#Évènements

Tous les jeudis, dès 19h30, venez vous régaler avant votre séance de 21h avec des menus thématiques préparés par notre équipe et nos délicieux bénévoles.
Menu complet 9€ pour les adhérents, 12€ pour ceux qui les accompagnent.
Réservation conseillée au 05 59 24 37 45


Synopsis :

Dimanche 14 octobre à 20h00
Dans le cadre de la jounée européenne des Cinémas Art & Essai


Halla est cette belle cinquantenaire en pleine forme qui tend la corde de son arc pour s’attaquer aux lignes électriques, dans un paysage islandais de rêve battu par les vents. Malgré son barda de campeuse contemporaine, elle a la grâce d’une déesse chasseresse, une Artémis des temps modernes. Pourtant rien de sa carapace guerrière ne parvient à camoufler son côté burlesque, généreux, amoureux de la vie. Son pendant masculin serait un hybride de Don Quichotte et du petit David défiant Goliath.
Mais dans la vie d’Halla, point de géant, ni de moulins à l’horizon, son ennemi c’est la finance et dans son cas ce n’est pas une promesse électorale, d’ailleurs elle ne s’en vante pas :
elle serait la dernière à le dire de manière aussi grandiloquente, alors qu’elle est la première à passer à l’action. Quand l’industrie de l’aluminium contamine son pays, souille sa nature virginale, Halla s’en va saborder les pylônes électriques qui alimentent ses usines. De petits en grands sabotages, la voilà devenue, pour l’opinion publique, l’insaisissable et énigmatique « Femme des montagnes ». Au grand dam du gouvernement islandais et de la multinationale qui cherche à s’implanter. C’est tout aussi palpitant que réjouissant de la suivre dans ses cavales à travers monts et rivières d’opales. On se pique au jeu, on frémit, on a peur et pourtant on se marre avec elle. Car jamais elle ne se départit de son humour ravageur.
Non seulement l’histoire est exaltante, mais le récit est brillant, émaillé de surprises, comme ces deux trios, l’un de musiciens de jazz, l’autre de chanteuses folkloriques, qui surgissent dans les moments et les lieux les plus incongrus, faisant écho aux états d’âme d’Halla… Il y a aussi ces moments de pure grâce où l’univers entier semble flotter avec notre héroïne. Il y a, bien sûr, ces images sublimes, l’œil de la caméra qui voyage constamment dans les paysages de l’infiniment grand à l’infiniment petit, nous faisant prendre d’infimes morceaux de lichen pour d’exotiques plantes exubérantes.
Cette fable révolutionnaire magique a tôt fait de devenir une ode aux héros ordinaires de toutes les époques et surtout de la nôtre. Mais peut-être les plus admirables dans l’histoire sont-ils les producteurs : « C’est vraiment très courageux pour une société d’assurance de soutenir un film sur le sabotage… », dit le réalisateur.
Utopia

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