#information
L'Homme qui tua Don Quichotte Terry Gilliam Durée : 02h12 Version : VOST Nationalité : Espagne, Grande-Bretagne, France, Portugal, Belgique Année : 2018 Date de sortie : 30 mai 2018 Aventure, Drame, Fantastique Avec : Jonathan Pryce, Adam Driver, Olga Kurylenko, Stellan Skarsgård, Joana Ribeiro
#bande annonce
#synopsis

Le titre en lui-même a quel­que chose d’ironique : « l’hom­me qui tua don Quichotte » n’est-il pas avant tout Terry Gilliam lui-même ?
Impossible d’aborder ce film comme s’il s’agissait de n’importe quel autre. Il nous arrive hanté par son propre fantôme, celui d’une œuvre maudite, enterrée en 2000 sous un tombereau de difficultés financières et autres avanies, maladies, intempéries… L’histoire était presque aussi épique et pathétique que le récit de Cervantès lui-même. Un beau documentaire, Lost in La Mancha, de Keith Fulton et Louis Pepe, en 2002, nous en avait retracé le tournage inachevé, avec Johnny Depp et Jean Rochefort.

Mais voilà qu’aujourd’hui, contre toute attente, le réalisateur « qui tua don Quichotte » est parvenu à le ressusciter. Il fait sortir de la terre jaune et aride d’Espagne un géant exubérant, tardif et fragile, qui porte à la fois les cicatrices du passé et le sang neuf de nouveaux interprètes. Adam Driver met tout son charisme lunaire au service de Toby, un réalisateur américain capricieux et blasé, et Jonathan Pryce est don Quichotte : un grand vieillard magnifique et cinglé, rongé par les rêves. C’est du moins ce que découvre Toby lorsque, par ennui, par nostalgie, il revient faire un tour sur les lieux de son tout premier tournage, dans le village perdu où il avait embauché ce cordonnier étique et fiévreux — tout à fait la gueule de l’emploi — pour incarner le héros de Cervantès. L’homme est resté coincé dans le personnage et, le temps d’une aventure initiatique aux marges du fantastique, le Toby d’aujourd’hui devient peu à peu son Sancho Panza, éberlué, malmené, bou­leversé, assailli de visions.

Terry Gilliam réalise un conte-testament où la beauté côtoie le pourrissement, où l’inspiration la plus vive jouxte une imagerie usée, recyclée, où le cinéaste semble se plagier lui-même : certaines apparitions (un trio de géants, un chevalier furieux…) semblent échappées, mais exsangues, de ses grands films fantasmagoriques d’autrefois, de Jabberwocky aux Aventures du baron de Munchausen. Inégal, le film semble souf­frir des mêmes tourments que Toby, à la fois en panne sèche et en proie aux plus folles hallucinations, comme lorsque les compères échouent dans un étrange château. Là se tient une fête folle, un carnaval funèbre et baro­que, où Terry Gilliam déploie son imaginaire débridé. Il s’agit de monter jusqu’au soleil sur un grand cheval de bois. De résister à la cruauté inventive d’un opaque milliardaire russe. De sau­ver une vraie-fausse Dulcinée des flammes d’un bûcher trompeur… L’émotion naît enfin, dans le vif d’une étonnante poésie. Télérama

 

#horaire
du mercredi 30 mai
au mardi 5 juin
mercredi 30
18h45
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jeudi 31
20h30
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vendredi 1
16h15
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samedi 2
18h45
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dimanche 3
18h00
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lundi 4
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mardi 5
20h45
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du mercredi 6 juin
au mardi 12 juin
mercredi 6
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jeudi 7
15h00
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vendredi 8
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samedi 9
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dimanche 10
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lundi 11
20h30
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mardi 12
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du mercredi 13 juin
au mardi 19 juin
mercredi 13
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jeudi 14
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vendredi 15
15h15
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samedi 16
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dimanche 17
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lundi 18
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mardi 19
17h15
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